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L’Île Grosbois

L’Île Grosbois

Portait à l’origine le nom de « Île Saint-Joseph ». De ces îles appelées Percées, c’est l’île Grosbois qui semble avoir appartenue le plus longtemps à la famille Boucher. En 1683, Pierre Boucher donne à son fils Ignace Boucher dit Grosbois, une partie de l’île. Ignace construit des bâtiments, alors métairie, à l’extrémité de l’île. Il sera celui dont la descendance occupera le plus longtemps cet endroit. De ce domaine ancestral détruit par le feu en 1943, il ne reste que les ruines dissimulées dans un bosquet près de l’actuel poste d’accueil de l’île Grosbois.
Vers 1910, l’île est le lieu d’attraction par excellence des Montréalais. L’île devient le site du parc d’amusement « King Edward », nommé ainsi en l’honneur du roi d’alors. On y trouve un hippodrome, un carrousel et des montagnes russes qui attirent de nombreux visiteurs durant la saison estivale. Jusqu’à dix bateaux par jour accostent à son quai pour y déverser des centaines de visiteurs.
Le comte Jacques de Lesseps, célèbre aviateur et fils de Ferdinand de Lesseps, constructeur du Canal de Suez, construisait, en 1910, dans un hangar de l’île Grosbois, des avions en toile. En juillet de cette année, à bord de son « Scarabée » de Lesseps effectue une envolée mémorable au-dessus de l’île et de Montréal, au grand plaisir et à l’émerveillement de centaines de spectateurs.
Le parc fermera progressivement ses portes et les îles retourneront à leur vocation agricole.
L’île Grosbois fait aujourd’hui partie du parc des Îles de Boucherville.

Contenu du panneau d’interprétation: Carte des îles avec île Grosbois en évidence


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PANNEAUX D’INTERPRÉTATION

Afin de rappeler aux citoyens la richesse du patrimoine des îles de Boucherville, la Société du Patrimoine a procédé à l’installation de quatre panneaux d’interprétation sur le parcours de la piste cyclable qui longe le fleuve.
On peut les lire plus exactement au belvédère de la rue Montarville, au parc Léandre-Lacaille et au belvédère de la rue de Mésy.
Témoins silencieux de notre histoire, site privilégié de notre patrimoine, les îles de Boucherville font partie de notre horizon depuis longtemps. Pour les raconter nous avons consulté; des partions du Ministère de loisirs Chasse et Pêche du Québec, des publications de la Société d’histoire et la Société d’histoire des îles Percées.
Heureuse coïncidence, la Société d’Histoire est à faire des fouilles dans les archives de la Bibliothèque Nationale afin de publier une brochure sur l’histoire des îles. Et, m’a dit madame Suzanne Carignan ‘’le sujet est inépuisable’’. À la manière des poupées russes, une histoire en contient une autre qui en contient une autre…
Des documents de recherches rapportent l’explication géophysique à leur formation. Ces îles qui percent le St-Laurent, auraient été formées il y a quelques milliers d’années par la mer de Champlain qui a laissé sur leur sol une mince couche d’humus sur fond d’argile.
Bien située dans ‘’le chemin qui marche’’, les îles ont été des haltes stratégiques pour les amérindiens. Des recherches archéologiques ont confirmé leur présence et donner un peu d’éclairage sur leur style de vie, leur commerce et leurs mœurs.
Les faits et activités que nous avons voulus rappeler remontent au début de la colonie, alors qu’en 1672, l’intendant Jean Talon concédait définitivement l’archipel des îles Percées à Pierre Boucher. Au nombre de 6, on les nomme Charron, Ste Marguerite, St-Jean, à Pinard, de la Commune et St-Joseph ou Grosbois.