Mérite patrimonial 2003 - maison de briques

Mérite patrimonial 2003
Maisons de briques

Les maisons de briques

(traditionnelles québécoises, néo-classique et mansardes)

Les premières bâtisses de pierres sont construites avec des pierres taillées ou choisies qui constituent à la fois la structure et le parement. Plus tard, la pierre sera utilisée comme structure qu’on recouvrira d’un enduit servant de parement; il en sera de même pour le bois.

La brique, au début, sera porteuse à la manière des pierres; elle servira de structure et de parement. Plus tard, au contraire de ses prédécesseurs, elle deviendra le parement. On la rattachera alors à une ossature de bois.

Les maisons de briques apparaissent tardivement à Boucherville. En 1861 on en dénombre 6 dans le village pour un total de 108 maisons et en 1891 on en dénombre 20 dans la paroisse pour un total de 174 maisons.

On la retrouvera à Boucherville dans tous les courants de notre architecture; québécois, à mansarde, classique anglais, éclectique victorien, second empire, etc. Nos premières maisons de briques montrent un produit qui ne bénéficiait pas de toutes les possibilités industrielles de texturation et de durcissement. Elles étaient plus ou moins lisses et séchées dehors, à l’air libre; d’où la singularité des traces de pattes de chats ou autres petits animaux qui marchaient sur les piles de briques fraîche, précurseur des pas dans le ciment frais des trottoirs.

1er prix : 7, rue de la Perrière nord / mansardes

Cette demeure de la fin de l’époque victorienne suscite notre admiration par son authenticité, la qualité des interventions et son entretien. Seuls des matériaux « nobles » ont été employés au cours des différentes rénovations. À la fois d’influence française et anglaise, cette richesse de notre patrimoine est un heureux exemple d’éclectisme. On y  remarque une restauration intégrale exemplaire. Elle mériterait d’être citée « bien culturel ».

Mentions honorables :

  • 432, boulevard Marie-Victorin (traditionnelle Québécoise). Discrète, bien ancrée au sol, d’allure québécoise avec ses fenêtres à petits carreaux et ses lucarnes traditionnelles, elle pique la curiosité des passants. Le nouveau recouvrement de la toiture en cuivre lui ajoute de la valeur. Elle est entourée de vieux arbres magnifiques qui font aussi partie du patrimoine.
  • 540, rue Notre-Dame (néo-classiques). On y reconnaît un bâtiment d’allure néo-classique imposant. Cette demeure ressemble aux maisons qu’on admire en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs médecins y ayant pratiqué leur art, elle porte bien son nom de maison dite du docteur. Le grand terrain paysagé sur lequel elle se trouve ajoute aussi de l’intérêt à cette résidence de … ministre.
  • 544, rue Sainte-Marguerite (mansardes). Cette demeure au toit brisé possède un charme indéniable. Le porche, le balcon et les mansardes rappellent l’époque victorienne. Elle est propre et bien conservée. Son grand terrain ajoute à la qualité de l’ensemble. Elle fait la fierté de tout le village.

Mentions particulières :

  • 25, rue De La Perrière (traditionnelle Québécoise). Cette résidence date de 1857. C’est une québécoise typique avec son toit aigu recouvert de tôle à baguettes, son larmier, son carré bien proportionné, ses colonnes carrées, ses arcs en anse de panier. Son authenticité, sa propreté en font une maison de village qui mérite d’être conservée.
  • 548, rue Saint-Sacrement (traditionnelle Québécoise). Cette québécoise possède un toit aigu avec larmier supporté par quatre colonnes de bois. Sa galerie accueillante invite à s’y bercer. Elle possède des proportions harmonieuses. Ses fenêtres sont symétriques. Situé à côté de l’école Sacré-Cœur, elle enseigne aux étudiants attentifs l’architecture traditionnelle.
  • 661, boulevard De Mortagne (traditionnelle Québécoise). Seule témoin convenable des maisons de briques dans la campagne, cette demeure possède un carré étroit et peu profond. Elle est bien assise sur un grand terrain en milieu hostile. Ce vestige du passé nous fait regretter notre beau rang De Mortagne.
  • 908, boulevard Marie-Victorin (traditionnelle Québécoise). Cette maison québécoise possède beaucoup d’authenticité. La décoration des corniches, les lucarnes, les colonnes, les arcs agrément cette demeure et lui confèrent de l’intérêt. Sise sur un grand terrain, elle s’intègre bien dans l’environnement.
  • 922, boulevard Marie-Victorin (mansardes). Malgré son escalier en façade, cette mansarde est digne d’intérêt. Ses dimensions bien proportionnées, le brisis de son toit recouvert de tuiles d’ardoise polychromes et multiformes, la qualité de ses dentelles de bois, son porche et son balcon surmonté d’un fronton à l’antique en font une des belles qui méritent d’être conservées. Son site privilégié lui confère un intérêt supplémentaire.

Mention spéciale :

  • 486, boulevard Marie-Victorin (néo-classiques). La demeure que se fit construite Charles-Eugène Boucher de Boucherville en 1876 compte parmi les constructions du village qui méritaient d’être mises en valeur.

Photographe : M. Robert Ouimet

12 maisons de briques étaient en nomination: